Vers une médecine intégrative

Allopathie, homéopathie, naturopathie, phytothérapie, ostéopathie, conventionnelles, traditionnelles, énergétiques, parallèles, alternatives... autant de noms pour autant de médecines. On peut facilement concevoir qu'il est parfois  difficile de s'y retrouver dans tout ce panel.

Ce qui me fait écrire ces quelques lignes aujourd'hui est une étude dont de nombreux médias se sont inspirés pour écrire des articles mettant en garde contre les médecines appelées parallèles ou alternatives.

Cette étude nous dit que le taux de mortalité pour des patient ayant  recours exclusivement à ces médecines dans des cas de cancer est fort préoccupant. Ce qui inquiète, à juste titre, le corps médical et la communauté scientifique.

Pour moi, cette étude permet de poser la question suivante ; quelle est la place de toute ces médecines dans notre politique de santé ?

La médecine allopathique ne répond plus à toutes les demandes des patients et les médecines traditionnelles ne peuvent prétendre soigner tous les maux de la terre. C'est un fait. A partir de ce constat, il est inutile d'opposer médecine conventionnelle et médecine traditionnelle. Le médecin sauve des vies, s'occupe de la maladie, prend en charge ses patients lorsque ceux ci développent des maladies infectieuses graves, des troubles lésionnels, parfois de l'auto-immun. Le naturopathe fait de la prévention, éduque à la santé, responsabilise et rend acteur de son bien-être. Imaginons un système ou les deux coopèrent, où chacun se trouve à sa juste place.   

Ne parlons plus alors de médecine parallèle car les parallèles ne se rejoignent pas. Ne parlons plus de médecine alternative, car dans ce cas il n'y a pas d'unité. Parlons de médecine complémentaire.

Les médecines traditionnelles ne soignent pas le cancer, c'est vrai. Fuyez tout prétendu thérapeute qui dira le contraire. Mais elles peuvent accompagner les patients qui suivent des traitements parfois très lourds et se trouvent dans une détresse psychologique et émotionnelle très forte. Aider à mieux vivre ces épreuves, à soulager les effets secondaires, à soutenir les effets bénéfiques des traitements allopathiques, à mettre toutes les chances de son côté pour retrouver la santé. Au quotidien, elles enseignent les bons comportements, la bonne hygiène de vie propre à chacun(e), à adopter pour prévenir au maximum la maladie.

Pour éviter toutes dérives dangereuses et se repérer dans la multitude de thérapies proposées de nos jours, renseignez-vous sur la personne que vous voulez consulter. Quelle est son parcours ? Quelles sont ces études ? Quelle est son discours ?!

Le sérieux, le travail, l'étude, la remise en cause et l'humilité constituent des qualités essentielles pour qui veut se prétendre thérapeute et accompagner sur le chemin de la santé.

Il est important à mon sens d'instaurer un dialogue entre toutes ces disciplines. L'allopathie pourrait déléguer aux médecines complémentaires quand elle le peut et les médecines complémentaires orienter vers l'allopathie quand elles le doivent. Ainsi nous ne rejetons pas l'une pour l'autre mais nous allons vers une véritable médecine intégrative.